L’histoire du fer à cheval

Il y a peu j’ai décidé de déferrer ma jument (cf. un autre article quelque part dans ce blog). Et puis en discutant avec C’Tam-Tam, nous en sommes venues au thème de la création du fer à cheval.

J’ai donc commencé à farfouiller sur internet (quelle belle invention quand même) et suis tombée sur une étude suisse menée par le service archéologique de Bern (un truc du genre). Voici donc le résumé :

L’histoire du fer à cheval ou comment bousiller l’idée que les boots c’est un accessoire de mode récent

histoire_fers

Au début, les cavaliers occidentaux  qui commencèrent à utiliser les chevaux pour de plus longs trajets et voyant les pieds de leurs chevaux s’user trop rapidement décidèrent de les protéger. D’abord avec des tissus, puis avec des hipposandales en cuir ou en fer.

Certains peuples orientaux, comme les mongoles, préféraient simplement se munir de 2-3 chevaux et faire un tournus.

Pour les peuples étant souvent confronté au froid, à la neige et au gel, il fallu rapidement trouver une solution pour ne pas glisser constamment. Là apparut l’idée de planter des clous qu’on laissait dépasser pour qu’ils crochent dans la neige. Les premières traces de cette technique remontent à 500 av. J.C.

Les premiers vrais fers apparurent en 500 ap. J.C. Ils servaient principalement à éviter l’usure prématurée des pieds qui rendaient les chevaux « inutiles ». Toutefois, les fers n’étaient posés que lorsque de grandes marches étaient prévues (guerres, etc…). Les chevaux destinés aux travaux dans les champs en étaient dépourvus.

Peu à peu, le ferrage qui tenait de mieux en mieux entra dans les moeurs et il devint normal de ferrer un cheval pour le « préserver ». Les chevaux servaient au transport, au travail dans les champs.

A l’arrivée de l’ère industrielle, les chevaux perdirent ce statut de locomotion principale et furent peu à peu relégués au statut d’animaux de compagnie. L’équitation devint un loisir et non plus une obligation de société.

De nos jours, les propriétaires de chevaux choisissent entre ferrer leurs chevaux (c’est bel et bien un choix et non pas une obligation car soit-disant le cheval a de mauvais pieds) ou garder les chevaux pieds nus et mettre, si nécessaire des hipposandales aux allures un peu plus modernes.

Pour ma part j’ai choisi de laisser le poney black  & white pieds nus car je suis convaincue qu’elle n’a pas besoin de fers. Elle est en excellente santé, n’est pas montée assez souvent pour que ses pieds s’usent de manière excessive et, argument idiot et anthropomorphique je l’avoue, moi aussi je préfère me promener pieds nus. Qui plus est, il est possible de se former en tant que propriétaire à la podologie équine pour ensuite entretenir les pieds de son cheval soi-même. Un cheval aux pieds bien entretenus passe partout sans la moindre difficulté et vit en meilleure santé plus longtemps. Et croyez-moi, ça ça n’a pas de prix (pour les cours et les hipposandales, il y a mastercard par contre…).

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