Les selles barefoot : pourquoi j’ai osé

Depuis quelque temps, j’ai découvert les joies d’une selle qui ne va pas…

En fait, depuis le débourrage à Lola, j’ai déjà dû changer de selle. La première a convenu pour les premiers pas sous la selle et sous le cavalier, mais il a rapidement été clair que ça n’irait pas plus loin. La 2ème selle allait comme un gant à la poulette… selle acquise en septembre. Mais là horreur ! Il s’avère que j’ai réellement commencé à monter Lola uniquement depuis octobre…. en 2,5 mois, le poney black & white a tellement explosé au niveau musculature grâce aux balades que la selle est devenue trop serrée, causant des pressions… En plus des pressions, la jument démontrait clairement des signes de douleur. Ô joie.

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J’ai donc essayé encore une selle western à l’arçon plus large mais qui ne convenait quand même pas. Et puis j’ai testé une selle de dressage qui ne me convenait pas à moi.

Déjà avant mes soucis de selle, je m’étais intéressée à barefoot, surtout pour les pads de monte à cru. Et puis devant mes soucis, je me suis peu à peu tournée vers les selles. J’ai cherché pendant bien 1 mois des témoignages en français, allemand et anglais. Trouvant du bien et du moins bien. Les selles sans arçon ne vont de loin pas à tous les chevaux, mais d’après ce que je lis, elles devraient convenir au poney black & white. Reste à faire le choix de la selle. J’ai analysé mes besoins :

  • une selle qui répartisse bien le poids sur tout le dos pour les longues randonnées
  • une selle légère qui ne soit pas trop longue
  • une selle confortable pour mon fessier délicat
  • une selle avec laquelle je puisse de temps à autre sauter un tronc en balade
  • une selle qui ne me coute pas un bras

Bref, pas facile tout ça.

J’ai donc opté pour le modèle atlanta et les étrivières western larges. Un modèle conçu pour les randonnées et très léger (4.5kg environ)

Je me lance. Je commence par mesurer le pommeau nécessaire (seule structure rigide de la selle). Pur bol, il me faut du M, la taille donnée d’office. Et puis je commande pour 14 jours d’essai.

Résumé de la commande :

  • selle sans arçon barefoot modèle atlanta
  • étrivières western larges
  • étriers en aluminium
  • sangle barefoot

En 72h, je reçois ma commande par la poste… en ouvrant le carton je me plonge d’abord dans du papier bulle. Il y en a tellement que je me demande en fait si ils ont réellement mis le matériel dans le carton. Oh oui ! Le voilà !

DSC_0319J’ai l’impression de retomber en enfance quand je construisais mes maisons playmobiles alors que je « construis » ma selle.

Gros avantage, il y a tellement de papier bulle que je peux me créer une housse adaptée à la selle. Détail hasardeux me direz vous, mais détail que j’apprécie.

Pis bon, on va tester ça sur la bête.

Ces derniers temps, ma jument avait d’office des réactions de défense vis à vis des selles. Douleurs obligent, elle s’est mise à anticiper. Donc là on y échappe pas. Elle gigote alors que je lui mets la selle sur le dos, elle gigote lorsque je sangle. Pas content le poney black & white.

Et puis avant de grimper moi-même sur la chose, je décide de la lâcher dans le manège afin qu’elle même puisse tester le truc. Bonne chose, elle boque 1-2x seulement mais surtout, elle étend son encolure, chose qu’elle ne faisait pas avec les selles qui lui serraient le dos. 1er bon signe. Go en balade

Au retour, j’analyse « l’image de transpiration », seul indice si pressions ou pas sur mon poney. La transpiration est répartie de manière équitable.

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Mais quelque chose me dérange.. je monte quelques jours ainsi, pas de signes de pression. Pour le cavalier c’est bizarre, on est assis plus large, les jambes plus en avant. J’ai l’impression d’être moins stable aussi. Il faut s’y adapter. Effectivement, à la 3ème balade, je me suis déjà habituée. Le confort de la selle donne certainement envie de se donner plus de peine pour s’y habituer. Mais quelque chose continue de me déranger… Et puis je décide de reculer les étrier pour les centrer davantage par rapport à mon assise. Et là c’est le déclic, je me sens mieux sur ma jument, la selle ne recule pas, la jument se détend parfaitement. Bref, voilà ce qu’il me fallait. Les abdos ressentent le changement.

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En résumé ça donne quoi ?

J’aime :

  • l’absence de pressions sur le dos du cheval
  • l’adaptation de la selle à la morpho du cheval. Le cheval peut vraiment bien utiliser son dos.
  • la gouttière (très importante !!!! règle nr 1 du saddle fitting : la colonne doit être dégagée !!!)
  • le confort du siège
  • le design général

J’aime moins :

  • la selle reculait jusqu’à ce que je comprenne mon soucis d’emplacement d’étriers
  • l’aspect synthétique de certains éléments (notamment les étrivières). La selle est recouverte à 100% de cuir pourtant.
  • le manque de stabilité. La selle n’est pas vraiment conçue pour travailler avec, c’est vraiment une selle de randonnée. Problème probablement lié au modèle que j’ai choisi.

Il faut que je m’y habitue :

  • je n’ai plus de corne à l’avant
  • les petits étriers (pour situer : j’avais la rolls-royce des étriers, je suis passée à une coccinelle)
  • ces selles se mettent davantage en avant afin qu’on soit assis au point d’équilibre, comme lorsqu’on est à cru. Du fait de leur souplesse, elles ne dérangent pas l’épaule.

 

Pour l’instant, je suis convaincue de cette selle qui va certainement m’accompagner encore un moment. Et le poney black and white en dis quoi ? Après quelques utilisations, Lola a arrêté de se défendre lorsque je la selle. Je peux à nouveau lui poser le tout sur le dos sans qu’elle gigote. Même pas besoin de l’attacher. Trop fort le poney !

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Durant les promenades, elle a également arrêté de « fuir » dans les descentes. Alors certes, ça n’a jamais été un cheval qui traine, mais lorsque l’arçon lui faisait mal, les descentes étaient limite suicidaires, la jument essayant de les faire aussi vite que possible pour fuir la douleur. Maintenant avec la nouvelle selle, elle ne le fait plus, il est possible de l’arrêter durant les descentes.

Le poney black & white se balade également à nouveau en extension d’encolure. Durant un certain temps, elle semblait se contracter, j’avais l’impression de monter un pur-sang arabe. Lola peut également utiliser son dos comme elle le souhaite, elle m’a même fait une première esquisse de saut ! Moi qui pensais que mon cheval ne savait pas sauter…

Tous ces résultats auraient sûrement pu être obtenus avec selle avec arçon adaptée, certes. L’idéal restant une selle avec arçon sur-mesure. Mais soyons honnête, je n’ai pas le budget pour investir dans du sur-mesure pour un cheval d’à peine 4 ans… dans 2-3 ans peut-être, mais là la musculature ne peut qu’évoluer.

Je ne dis de loin pas que le sans arçon est la solution miracle. Mais pour l’instant, c’est notre solution.

Barefoot atlanta : une affaire à suivre…

 

2 commentaires sur “Les selles barefoot : pourquoi j’ai osé

    • 2 ans et de nombreux essais de selle plus tard, je confirme que c‘est vraiment le sans arçon qui nous convient le mieux ! Plus aucun doute possible

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