Ces petits jobs qui financent le foin du poney

En 2012, j’ai craqué sur une pouliche. En 2013 j’ai acquis la pouliche : le poney Black & White. Inutile de dire que c’était un coup de coeur total, pas du tout prévu…

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En 2012-2013, j’étais en 2ème année de bachelor en biologie. C’est à dire pas encore de job fixe à 100%, donc pleins de petits jobs à temps partiel. Maintenant nous sommes en 2016 mais j’en suis toujours au même stade (sauf que maintenant le bachelor a muté en master).

J’éprouve beaucoup de fierté à pouvoir dire que j’ai financé chaque centime de l’achat et de l’entretien du poney jusqu’à aujourd’hui (j’avoue que maman m’entretient moi, ça aide beaucoup beaucoup). C’est mon luxe, je l’assume. Certains choisissent une voiture, un abonnement au centre de fitness ou autre, moi j’ai choisi d’avoir un cheval et de l’assumer. Comment ? Avec des jobs d’étudiants (toujours 2-3 à la fois) dont voici la liste (ça peut peut-être en inspirer certain(e)s, allez savoir).

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Vendeuse
Bon ok, pas très original mais en même temps quand on est étudiant, on fait pas les pénibles. J’ai travaillé pendant de nombreuses années comme vendeuse dans une station service, débutant parfois à 5h du matin, terminant parfois à 21h le soir, travaillant les samedi et dimanche. Et devinez quoi ? je ne suis pas morte d’avoir eu des horaires irréguliers ni d’avoir du travailler les dimanches (j’aimais bien d’ailleurs, car je terminais plus tôt que les autres jours). Alors certes, fallait se coltiner des clients pas faciles faciles mais ce petit job m’a permis de financer l’achat du poney et de payer ses pensions pendant quelques mois.

Secrétaire médicale
Là, c’était déjà un peu plus cool. Les horaires sont plus réguliers, les jours sont fixes, le salaire l’est presque aussi (j’étais quand même payée à l’heure). Un job intéressant, pas tous les jours faciles (qui dit travail dans un hôpital, dit croiser la maladie dans toutes ses formes). Mais en tant que biologiste, j’ai trouvé ce travail intéressant. C’était juste du secrétariat, mais en montrant un peu d’intérêt, y a moyen d’apprendre passablement de choses !

Secrétaire-comptable
Un petit job irrégulier mais qui me permettait de travailler lorsque j’avais le temps et qui remettait parfois en cause ma façon de penser par rapport à la religion. Des collègues sympas, un travail diversifié, que vouloir de plus ? ah oui… peut-être qu’il soit plus proche de chez nous 😦

Réceptionniste d’un hôtel
Bon ok, j’ai juste fait quelques semaines mais c’était un job partiellement de nuit. Donc plutôt pratique lorsque la journée on étudie. Et puis c’était tranquille, beaucoup de temps pour réviser ses cours. Ca vaut la peine de s’y intéresser si on est étudiant. J’ai finalement renoncé à ce job en raison du manque de moyens de transport pour m’y rendre.

Guide dans une exposition
J’ai adoré ce job ! Malheureusement les horaires n’étaient pas réguliers et le salaire qui en découlait non plus, mais le thème de l’exposition me touchait de près (développement durable). Bref un job très sympa et instructif !

Re-Vendeuse
Parfois dans la vie y a pas le choix et faut l’avouer, ce job est bien pratique.

Bibliothécaire
Ce petit job, bien qu’ayant du potentiel, n’a de loin pas été celui que j’espérais. Bien que j’aie toujours eu des jobs aux tâches répétitives, celui-ci a été le plus difficile car je travaillais de manière isolée. Quand le job est ennuyeux et qu’en plus vous n’avez pas de collègues… Mais comme pour tout autre travail, on ne crache pas dessus et on se donne de la peine ! Surtout quand le salaire est fixe !

Guide dans un zoo
Bon là j’avoue, c’est clairement le job que je préfère. Les animaux sont TOUJOURS intéressants. Les visites ayant souvent lieu très tôt le matin ou le soir après la fermeture officielle du zoo, les animaux sortent de leurs cachettes et viennent facilement se montrer (je me dis souvent qu’on dirait que c’est eux qui nous observent plutôt que le contraire). Même si je ne peux pas avoir de contact direct avec ces animaux, on finit par s’y attacher, par connaître quelques unes de leurs habitudes (les loups qui sont toujours dans le même coin, le léopard qui rugit au crépuscule, les ours qui ne se déplacent jamais l’un sans l’autre, les tortues qui adorent le jaune, etc…). Les horaires ne sont pas réguliers mais cela n’a pas d’importance. Quand on aime son job, on accepte quelques variantes.

Collaboratrice scientifique dans une fondation
Premier « vrai » job que j’ai de ma vie si je puis dire. Par vrai je veux dire : horaire fixe, salaire fixe, vrai salaire (et non plus le salaire de l’étudiant larbin). Un job que j’aime beaucoup, qui est varié. Pas encore le job de mes rêves, mais on s’en rapproche. De toute façon le job de mes rêves n’existe pas, alors autant être heureux avec ce qui s’en rapproche le plus 🙂 (c’est le meilleur conseil que je puisse donner aux gens : être heureux avec ce qu’ils ont !)

Distributrice de flyers
Pas souvent, mais je l’ai également fait. La mission est simple : distribuer des bouts de papier à des gens qui n’en veulent pas et qui les jettent 10mètres plus loin. Etant légèrement écolo, j’avoue que j’ai pas vraiment aimé… Faut de tout pour faire un monde à ce qu’il parait.

Baby-sitter
Je fais ça depuis mes 14 ans. Je ne suis pas la plus grande amie des enfants mais en garder de temps à autre pour arrondir les fins de mois, je dis pas non.

Vous l’aurez compris depuis 2012 (car oui, j’ai commencé à économiser avant d’envisager l’achat du poney), j’en ai cumulé des jobs. Je suis d’accord avec vous, ça fait beaucoup de jobs, mais sachant que j’en ai facilement 2-3 à la fois, y en a plus tant que ça. Actuellement je vais me lancer dans un nouveau master en parasitologie et agriculture durable, je travaille à 50% comme collaboratrice scientifique, à 10% comme bibliothécaire et je fais quelques visites au zoo, et parfois j’ai aussi des baby-sittings.

discovering-dream-job
Vous pensez que la vie est cruelle car maman et papa ne vous ont pas offert la dernière chabraque marta morgan suite à votre caprice ? Un conseil, bougez votre c** et allez bosser, ça remet les neurones en place. ABE 😉

3 commentaires sur “Ces petits jobs qui financent le foin du poney

  1. Bien symathique comme article. Cela change clairement de ce qu’on a l’habitude de voir sur différents blogs, enfin pour ma lecture habituelle. Très sympa vraiment et en même temps un poil touchant quand on sait d’où ça commence. Beaucoup ont galéré plus ou moins dès leur premier poney. Je ne compte également pas le nombre de petits boulots et de sacrifices, tout ça pour eux. C’est tellement agréable de lire du vrai, du sincère.

    Aimé par 1 personne

    • Euh oui ! J’ai oublié ce petit job. Y avait peut-être pas beaucoup d’heures et c’était pas régulier, mais les collègues étaient super sympas 😀 Et c’était loin d’être le cas partout hélas…

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