La curiosité : entre chance et fléau

lola4Ce qui m’a le plus touché lorsque j’ai rencontré ma jument ? Sa nature curieuse et positive. Elle est venue vers moi, l’inconnue, et n’a pas hésité une seconde. A 6 mois, elle avait déjà un pas sûr et déterminé à tout découvrir.

J’ai profité de cette curiosité dans son éducation, l’encourageant à aller voir tout et n’importe quoi. Encore maintenant, bien souvent la curiosité l’emporte sur la peur : elle fonce sur les objets effrayants, déterminée à aller voir ce qu’il en est.

Et puis il y a le revers de la médaille. A pied, cela implique de se faire trainer à gauche à dsc_0073droite pour aller voir telle ou telle chose. Au pansage, elle est obligée de tout prendre dans la bouche (quoique elle s’est bien calmée suite à la fois où elle a pris la bouteille de vinaigre de cidre ouverte et en a avalé un coup). Un balai qui traine ? Fichu le balai. Une corde colorée qui traine ? La voilà 2m plus loin. La sellerie derrière le boxe ? S’y coincer est un jeu d’enfant. Les vieilles brosses ? On connait déjà, nul besoin d’y prêter attention.

Ces situations du quotidien peuvent en amuser plus d’un, elles ont effectivement le mérite de me faire souvent sourire et sortir mon natel pour filmer ou photographier une situation rigolote.

Là où la situation se corse c’est à cheval. La curiosité est un véritable bonheur quand, bien souvent, elle surpasse la peur et force ma jument à se diriger vers l’objet de sa crainte. La curiosité devient un fléau lorsque, en l’absence totale de crainte, elle s’oublie complétement. Le ravin à notre gauche ? détail. Les gros cailloux qui demandent une attention particulière ? oui mais là-bas y a quelque chose qui bouge.

Le pire étant qu’elle se dirige là systématiquement où elle regarde, peu importe la situation dans laquelle nous nous trouvons toutes les deux. Mes balades en solo ressemblent à des slaloms imaginaires (Vous croyez qu’elle a trop bu ? Elle zigzag avec son cheval).

« Tu as de la chance, ta jument n’a peur de rien et est curieuse »….

Ma chance est mon fléau.

Mais heureusement, je ne suis pas la seule !

rallye11.jpeg

Dessin original de C’Tamtam : https://lesaventuresdetamtam.wordpress.com

 

3 commentaires sur “La curiosité : entre chance et fléau

  1. Je me retrouve tout à fait dans vos propos. J’ai l’impression de me voir avec mon cheval. Lui aussi est très curieux. Mes balades en solo ressemblent également à des slaloms imaginaires 😀😀

    Aimé par 1 personne

  2. Ah ah, B. est exactement pareil ! xD Du coup une course d’endurance de 20km doit facilement faire entre 25 et 30km. Ben oui, le temps d’aller jeter un coup d’œil dans chaque chemin, chaque trou, chaque jardin…

    Aimé par 2 personnes

  3. La photo à 6 mois trop choue ❤
    Ho non la bouteille de vinaigre … trop drôle, dieu sait la tête qu'elle a du faire (et toi aussi).

    En effet je comprend bien ta phrase "ma chance est mon fléau", Fiona est pas très curieuse mais il n'y a pas grand chose qui lui fait peur (et ça j'en suis + qu'heureuse vu que je suis assez froussarde pour nous deux haha) mais parfois je dirai pas non a un peu + de curiosité mais j'aime aussi son côté "froid" bien que des fois + d'énergie serait la bienvenue, bref, tu me suis hein ?! Donc pour nous c'est plutôt "Son sang froid et son insensibilité sont ma chance et mon fléau" haha.

    Aimé par 1 personne

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