Notre nouvelle ennemie s’appelle Hippobosca

Cette année, le printemps est apparu rapidement. Les pollens ont, semblerait-il, une à deux semaines d’avance sur l’année précédente. Il fait chaud depuis des semaines et aujourd’hui enfin la pluie revient.

C’est ainsi que j’ai pu faire connaissance avec Hippobosca d’une manière tout sauf charmante :

2017-04-15 07.52.36Un jour, alors que je brossais ma jument à fond (c’est bien trop rare, j’avoue), je me rends compte qu’elle a énormément de croutes sous le ventre, près des tétines, la peau est enfle et même qu’à de nombreux endroits, ça saigne. Je nettoie, désinfecte au savon Lubex, et je mets de la Bepanthen dessus. Les jours passent, mais la situation n’évolue pas. Les plaies et les croutes semblent gagner du terrain. Je décide de passer au miel, mais là aussi, aucune différence. Régulièrement, je note la présence de troupeaux entiers de mouches noires/brunes, lentes, qui n’acceptent que difficilement d’être chassées (je les assomme à l’aide du jet et même que j’y vais à la magic brush pour les décoller). Je décide de sortir l’artillerie lourde : le fameux mélange magique pour les pourritures de fourchette (argile verte, HE de tea tree et miel). L’argile forme une couche rigide qui empêche les mouches de revenir tout en permettant à la peau en dessous de se remettre. Une semaine pour que la peau guérisse presque entièrement.

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Au début, j’ai pensé que ces mouches n’étaient qu’une conséquence des croutes. Souvent les plaies attirent les insectes. J’ai donc cherché une plante qui serait coupable. Mais le parc est asséché et aucune plante n’arrive aux mamelles de ma jument. Et même si elle se roule régulièrement, impossible. Peut-être la mini zone marécageuse du parc ? Pourtant, elle est fermée, impossible que ma jument y accède. Et puis j’ai décidé de réfléchir dans l’autre sens, de faire des recherches. Et si c’était les mouches les méchantes ? J’ai plutôt comme optique que les mouches ont tendance à aider à la cicatrisation (elles dévorent les matières mortes) mais à défaut de mieux, je mène l’enquête.

C’est ainsi que j’ai découvert le nom de notre nouvelle meilleure ennemie du printemps : hippobosca, alias la mouche plate ou mouche araignée (en raison de la disposition de ses 6 pattes)

Hippobosca_equina_88Cette mouche, lente, s’attaque principalement aux zones sensibles du bétail (oui le cheval c’est du bétail au fond, désolée de vous l’apprendre). Elle dispose d’une carapace hyper résistante, ce qui la rend insensible aux coups de sabot. En plus, elle a tendance à se mettre à des endroits où, malgré une souplesse qui bien souvent nous laisse perplexe (et la flexion à droite lors du travail c’est pour les prunes peut-être ?!), les chevaux ne peuvent l’atteindre. La venue du temps chaud implique souvent sa venue également.

Donc pour l’instant, c’est une mouche… pénible certes, mais une mouche. Sa particularité réside dans le fait qu’elle se nourrisse de sang, comme les moustiques. Elle pique et se nourrit. Sa piqûre est, parait-il, indolore. Le bétail est une source de nourriture abondante. Pourquoi s’en priver ? Elle reste donc proche de son hôte et en l’absence de soin, elle ne se gênera pas d’y agrandir sa petite famille.

Yl2pAMxvAu0xEveS1GK8eEwgYBYLe problème, c’est que certains chevaux seront plus attaqués que d’autre et que la sensibilité varie d’un individu à l’autre. En 5 ans, c’est la première fois que ma jument présente une réaction et je doute que ces mouches soient là pour la première fois.

Les croutes et plaies ne sont qu’un des symptômes. L’harcèlement causé par Hippobosca peut être pénible pour certains chevaux qui ressentiront un stress énorme et toutes les conséquences du stress. Sans parler du fait que ces mouches sont souvent vectrices de cochonneries diverses et variées (et je ne parle pas des chocolats posés pile devant la caisse des supermarchés).

En bref, la guerre est déclarée….

 

Un commentaire sur “Notre nouvelle ennemie s’appelle Hippobosca

  1. Hello,

    Ces mouches m’ont déjà causé pas mal de souci l’année passée, mais sur une seule de mes juments. Mes deux jujus sont pourtant tout le temps fourrées ensemble, donc c’est clairement une préférence de « gout » pour ces petites mouches si on peut dire.

    L’année passée je me suis pas mal battue, je desinfectais, et mettait une crème cicatriciante, mais avant l’hiver, il n’y a jamais vraiment eu d’amélioration.
    Cette année, j’ai trouvé deux trucs très efficaces pour moi:
    – graisse a traire avec huile essentielle pour cicatricier et repousser les mouches a appliquer direct sur les plaies et largement autour. Contrairement a l’huile, ca ne devrai pas brûler le cheval. La graisse empeche les mouches de piquer.
    – Un repulsif sous forme de pommade à appliquer un jour sur deux. J’utilise celui-la: « Gel insecticide à l’huile de neem SHOWMASTER », pour deux raisons: economique et naturel vu l’endroit où je l’applique.

    J’ai commencé par la graisse à traire, puis une fois les croutes soignées, je m’en suis tenue au répulsif. Et je ne met QUE ce repulsif, et que depuis le nombril jusque sur les mamelles.

    Cette année, ca va vraiment mieux! Les croutes ont disparues, pas les mouches mais c’est deja ça!

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