Moi, mouche et méchante

Les balades en été c’est que du bonheur. Les oiseaux chantent, les champs fauchés, le soleil, un vent léger. Le tableau fait rêver mais il y a une tache noire qui se balade dessus pour tout gâcher : un insecte !

Du printemps à l’automne, les balades se transforment en scénario de guerre incessante dont on sait qu’on ne sortira pas gagnantes, mais qu’à cela ne tienne ! On s’accroche et on y retourne (pour s’énerver encore et encore).

Description.

2017-08-05 17.55.14.jpgIl fait beau, la température n’est pas trop chaude ni trop froide, je décide d’aller monter le poney. Arriver à l’écurie, je ripoline ce dernier (oui c’est un gros mensonge, je le brosse à peine) et puis j’applique le fabuleux spray qui me coûte régulièrement un rein (qui semble repousser entre deux achats). Ce spray est un anti-insecte. Le mien contient des extraits naturels de plante et même une jolie marguerite comme dessin sur l’avant de la bouteille. A l’arrière, on y voit les mots « toxique », « centre anti-poison ». Voilà qui, même si je sais que de nombreux composants naturels sont mortels sans y ajouter quoi que ce soit, très envie d’en mettre sur poney que j’aime tant. Le fameux produit dit également qu’il faut éviter les rejets dans l’environnement. Tant d’inquiétude pour la nature, voilà qui met du baume au coeur.

Je selle (enfin, ça dépend des jours) et go à l’aventure ! Après 10 mètres, des amas de mouches se créent pile aux endroits où j’ai vaporisé le spray, voilà qui rassure quant à son efficacité sans faille ! Une prouesse de laboratoire que ce produit (inutile de vous donner une marque, ça me l’a fait avec plusieurs déjà) !

Et puis comment vous décrire le reste de la promenade ? Le plus simple est de décrire l’animal en débutant par l’avant (donc à priori, une tête si je selle juste).

La tête se transforme en shaker de cocktails. Elle secoue à droite, à gauche, en bas, en haut, nous envoie des filets de bave selon le cheval (je touche du bois), nous arrache les rênes et même que parfois les à-coups sont si violents que le cheval lui-même ne s’y attendait pas et se déporte de sa trajectoire. Sans parler de toutes les belles photos de balade que nous autres cavaliers adorons tant faire qui se retrouvent détruite par un flou monumental lié à la tête qui disparait.2017-08-05 17.44.13.jpg

S’ensuivent les épaules, lieu de vibrations intenses et fréquentes. On dirait parfois que des cailloux viennent se jeter dans une eau poilue, vous saisissez l’image ?

Plus bas, on retrouve les jambes et les sabots. Ces 4 ensembles sont capables de décollés du sol, 3 en même temps, pour aller tuer des animaux à des endroits impensables. Si ces éléments sont bons, on se réjouira de retrouver le ventre de son cheval tartiner de sang, preuve de la mort ou du moins de blessures graves infligées aux taons.

Et puis vient la queue. Instrument dont on se pose la question de l’utilité tant les coups nous visent plutôt nous les cavaliers que les insectes. Et si le cheval a la diarrhée, c’est un carnage.

Une chose est sûre, lorsque Winston Churchill déclara qu’un cheval est dangereux à l’avant, à l’arrière et inconfortable au milieu, il a du le faire après une balade dans nos régions un jour de fauche des blés !

2017-07-26-19-44-361.jpg

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :