A cheval contre le cancer – Zoé4life : 3ème randonnée

Voilà ! C’est officiel : nous avons atteint notre objectif sportif fixé pour Zoé4life ! Mais l’aventure ne s’arrêtera sûrement pas là… Quoiqu’il en soit, voici un petit bilan de notre 3ème randonnée (et sûrement pas la dernière) dans le cadre de notre action « A cheval contre le cancer – Zoé4life ».

Samedi matin, départ de Carrouge. La météo est fraiche et nous apprécions le fait d’avoir embarqué une petite laine et une veste d’automne. Notre départ est marqué par Lola qui décide de se laisser tomber sur les genoux dans une descente. Elle se relève et repart d’un bon pas comme elle en a l’habitude. Seul blessé dans l’histoire : un pouce.

La promenade continue avec une deuxième embûche : un pont en métal bien haut qui sera infranchissable à cheval. Nous devons prendre un détour par la route. Ce pont marque le début de notre malédiction des ponts.

Pour la pause de midi, nous tombons sur une jolie place dans la forêt où un vieux monsieur laisse une chaise pour y déposer son cor des alpes lorsqu’il vient en jouer.

En début d’après-midi c’est l’équipe de DB Farm qui nous accueille chaleureusement ! Tellement chaleureusement que nous restons plusieurs heures sur place, mais la pluie étant de mise, personne ne s’en plaint. Merci beaucoup Delphine et Bertrand pour l’accueil !

Après nous être remises en route, une amie nous rejoint près de Pont (Veveyse) pour nous apporter quelques douceurs et des pommes aux juments. Merci Joanne !

Autour des 18h30, et après 23.5 km, nous arrivons à Maracon dans la ferme de Maude, thérapeute de Ther’animal, et sa famille. La nuit sera reposante et agréable pour tout le monde ! Un immense merci pour l’accueil !

Dimanche matin, 9h, c’est reparti ! Le retour se fait plus rapidement avec juste un détour imprévu au Haras du Devin pour faire une petite pause. Là aussi, un grand merci ! Nous continuons notre chemin sous un temps parfait pour une rando ! Ciel bleu, un temps frais, pas d’insectes !

Notre malédiction des ponts scabreux persiste mais heureusement, pour la plupart, nous pouvons passer à côté. Aux ponts s’ajoutent également des escaliers, histoire de mettre nos entrainements d’extrem trail à l’épreuve.

C’est autour des 16h que nous arrivons de retour à Carrouge après 23 km. Un immense merci à toutes les personnes qui nous ont accueillies ce week-end, rejoint sur le parcours, soutenu virtuellement mais surtout qui ont soutenu l’association Zoe4life par le biais de dons ou en soutenant notre action !

MERCI DE TOUT COEUR

L’aventure continuera…

#Zoé4life #solidarité #bonheur #cancer #enfant #combat #tousensemble

 

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A cheval contre le cancer – Zoé4life : 2ème randonnée

Voilà voilà, l’heure du bilan de cette deuxième aventure a sonné !

L’étape de ce week-end avait lieu dans le canton de Fribourg où nous devions faire Guin-Ecuvillens. Un trajet estimé à plus de 50 km, la plus grosse de nos étapes d’après nos calculs.

Nous sommes parties samedi matin sous une légère bruine avec un paquetage plus important que la dernière fois en raison de la météo. Autre surplus dans nos sacoches : les boots de nos juments. En effet, nous voulons faire cette étape en pieds nus complets.

Départ donc samedi matin à 9h30 pour rejoindre plusieurs amis sur le tracé à différents endroits. Le tout avec un retard magistral à chaque fois (Désolées les namis ^^). Pas facile d’estimer la distance quand on ne la calcule pas précisément avant. Mais nous avons de la chance d’avoir des amis en or qui sont patients et surtout solidaires et toujours prêts à nous aider dans notre aventure ! Merci

Après un petit arrêt à Hauterive dans la rivière où nous avons compris la véritable raison de nos habits de rechange (comprendre que Lola joue au sous-marin et Tamae à l’arrosoir), nous nous dirigeons vers Ecuvillens où nous avons été généreusement hébergées par Work Horse Mumu et sa petite famille après 27 km de trajet en 8h.

Dimanche matin, 9h30 nous nous remettons en route. Pas d’arrêt particulier de prévu si ce n’est le repas de midi. Le trajet nous semble long sans ces petits arrêts ici et là et la fatigue se fait sentir. La pause de midi est salvatrice pour nous quatre !

C’est aux alentours de 16h30 que nous arriverons finalement au bout de notre journée après 28 km au compteur en 7h de temps.

Les chemins ont été plus difficiles que prévu car en grande majorité composés de grosse caillasse mais comme toujours, nous avons pu compter sur l’efficacité et la volonté de nos juments pour nous mener au bout de cette aventure (et sur Lola en particulier pour nous trainer/épuiser jusqu’au bout avec son mode trottinette).

Comme la dernière fois, nous retenons de cette aventure la solidarité et la générosité dont les gens font preuve ! C’est ça l’âme de Zoe4life et le message qui doit passer !

Ensemble, nous pouvons faire la différence !

#Zoé4life #Solidarité #Générosité #Luttecontrelecancer #Achevalcontrelecancer #ensemble #Quedubonheur #Défisportif

A cheval contre le cancer – Zoé4life

Le cancer ça ne touche pas que les autres…

Cette année, avec Cécile du blog « Les aventures de Tam Tam« , nous avons décidé de rallier notre passion à une bonne cause. C’est ainsi que nous avons décidé de relever un défi sportif aux couleurs de l’association romande Zoé4life qui oeuvre activement dans la lutte contre le cancer de l’enfant. Notre but ? Sortir de notre zone de confort en parcourant 150 km répartis sur 3 randonnées dans les cantons de Vaud et Fribourg afin de donner de l’écho aux voix des enfants malades qui luttent courageusement au quotidien ainsi qu’à leurs familles qui les soutiennent.

En quoi est-ce un défi sportif ? Parcourir 150 km en 3 randonnées implique donc une moyenne de 50 km par randonnée, soit environ 10h à cheval si tout va pour le mieux. Ces 50 km seront à chaque fois répartis sur 2 jours avec une nuitée chez des amis ou connaissances. Les chevaux, tout comme nous, devront être entrainés afin de pouvoir parcourir ces distances sans être trop fatigués ni en souffrir. Les chevaux porteront non seulement les cavalières (qui descendront régulièrement pour les soulager) mais également des sacoches remplis de matériel (trousse de secours, matériel de pansage, pijama licorne, brosse à dent à paillettes, etc…). En plus du côté sportif, il y aura également le côté organisationnel. Nous devons tout avoir sous la main en cas de pépin (ou de petite faim, tout simplement). Bien-sûr, nous n’allons pas non plus nous enfoncer dans une jungle tropicale, mais reste que nous voulons dans la mesure du possible pouvoir nous passer d’aide externe.

Le but de l’aventure est de pouvoir donner de la visibilité à ce combat contre la maladie qui est mené au quotidien par des centaines d’enfants et leurs familles, mais également de récolter des dons pour l’association Zoé4life qui lutte contre le cancer de l’enfant.  L’idée principale est que les gens puissent soutenir notre action en faisant don d’un montant fixe à l’association via un versement ou en nous le donnant afin que nous le transmettions. Les dons peuvent être faits à tout moment de l’aventure et même après que celle-ci se soit terminée pour nous. Chaque centime compte !

Ces dons vont servir à soutenir les 4 buts principaux de l’association qui sont :

  • Aider les familles dont un enfant souffre du cancer
  • Oeuvrer pour améliorer le quotidien de l’enfant en traitement
  • Sensibiliser le public au cancer de l’enfant et à la problématique liée au traitement
  • Soutenir la recherche

Les dons peuvent être faits sur le compte suivant :

CH32 8041 4000 0030 1943 8
Zoé4life
1036 Sullens

Mention : poneys

Notre aventure peut être suivie à tout moment sur notre page facebook :

A cheval contre le cancer – Zoé4life A cheval contre le cancer – Zoé4life

Un petit like sur la page c’est déjà une forme de soutien de la cause, donc n’hésitez pas !

Et n’hésitez pas non plus à télécharger notre brochure Flyer Zoé4life pour la distribuer autour de vous et faire connaitre l’association !

D’avance nous remercions toutes les personnes qui nous aideront/aident déjà à mettre en place ce projet ainsi que toutes les personnes qui soutiennent l’association que ce soit moralement ou financièrement !

Notre rêve ? Que les mots « enfants » et « cancer » ne soient plus associés.

Bien à vous

Cécile et Vanina

yup

Et si ça n’avait pas été facile ?

 » Il n’est pas rare de voir des jeunes cavaliers, et surtout des adolescents, se valoriser de la difficulté de leur cheval.
Certains en iraient même jusqu’à provoquer des défenses pour paraître plus méritants de les avoir maîtrisées.

Un dicton dit pourtant : « Il vaut mieux monter un tigre qui a l’air d’un agneau, qu’un agneau qui a l’air d’un tigre ! »
Le plus beau compliment qu’on puisse faire à un cavalier, qui a dressé son cheval, est de lui dire qu’il est facile, lui, parce que son cheval « va tout seul ».

Le moniteur doit convaincre ses élèves que la marque du bon cavalier n’est pas de corriger les fautes mais de les éviter, que le véritable mérite n’est pas de dominer le cheval mais de lui donner envie de collaborer.
Faire les choses bien et dans l’ordre, sans stress et sans défense ; en équitation, le temps perdu se rattrape toujours ! »

Luc Pirick

 

Je pense que cette citation est bien connue de la plupart d’entre vous et pourtant, j’aime la lire encore et encore. Elle me parle.

Quand j’étais plus jeune, quand j’étais ado, je rêvais de chevaux difficiles que moi seule pouvais apprivoiser avec lesquels je créerais un lien unique, un peu comme dans les livres heartland.

Je rêvais de challenge, de défis mais surtout de la gloire personnelle qui découlait d’avoir dompter la bête. J’aimais les chevaux d’école plus difficiles, pas seulement pour eux, mais pour la fierté d’avoir le droit de les monter.

Peu à peu les années sont passées. Ma vision de ce fameux lien unique a changé. J’ai eu quelques demi-pensions. Avec certains chevaux, c’était difficile, un combat presque constant, je me suis fait peur. Avec d’autres j’ai repris confiance, j’ai retrouvé le plaisir de monter à cheval. Et avec d’autres encore, j’ai appris le travail au sol et la juste mesure. Et puis est arrivée ma crevette.

Avec Lola, tout a été différent. J’ai pu appliquer tout ce que j’ai pu apprendre en 14 ans d’équitation et de relations avec des chevaux de tous genres avant notre rencontre, le tout en adaptant ces connaissances aux besoins de Lolette. Mais une chose était fondamentalement différente : avec Lola tout était/est simple.

10365971_1486716841559008_2598520249928349000_n.jpgAttacher et brosser une petite pouliche un peu pouilleuse ? simple.

Partir balader à la main une petite pouliche de 9-10 mois ? basique.

Transporter une pouliche sans le moindre soucis ? simple.

Monter la première fois sur son dos comme si c’était normal ? basique.

Sans vous refaire toute la chanson, vous l’aurez compris, tout s’est fait naturellement, tout seul en quelque sorte. Lola a toujours été curieuse et motivée à apprendre. Le débourrage s’est fait sans en être un (jamais la moindre boquée, un galop équilibrée depuis le début, les transitions à la voix, les changements de direction au poids du corps, etc…). Je le dis souvent, ma jument s’est débourrée sans moi.

En parallèle, j’ai connu des gens qui galéraient : chevaux trouillards, hyper-sensibles, manque de volonté… et là je me pose la question : si Lola avait été difficile, est-ce que j’aurais continué à m’accrocher ? Moi qui ne rêve plus que d’une petite vache pépère sans stress pour profiter de mes balades…

Et avec la maturité, je réalise avoir plus de fierté à me dire que tout a toujours été avec Lola que si je devais dire que c’était moi qui ai dompté la bête.

La réflexion que je me fais ne trouvera jamais de réponse. Lola aura 6 ans dans quelques jours. Ca a toujours été facile, même dans les moments difficiles en fait. Notre relation est-elle aussi simple car nous nous sommes trouvées ? Est-ce que j’ai formé mon cheval selon mes souhaits sans m’en rendre compte ? Est-ce que j’ai juste eu de la chance ?

Quelle que soit la réponse à ces différentes questions, je ne changerais pour rien au monde ce que nous avons vécu. Je ne peux pas me jeter des fleurs concernant ma capacité à gérer la bête, mais j’ai mieux. Je ressens une fierté immense face à l’évolution autonome de ma jument. Elle a grandit, est devenue mature (ou pas), autonome, et ce sans que je doive forcément intervenir.

Ma jument n’est ni un agneau, ni un tigre… c’est une perle avec son propre éclat.

Mon cheval est un monstre

EDIT : au vu de certains commentaires que j’ai pu recevoir, je souhaite préciser que certaines expressions qui vont suivre dans ce texte comme notamment « faire son cheval en steak » sont à prendre au 2, 3, voir 9ème degré ! A aucun moment un cavalier ne souhaite la disparition de son animal, aussi infecte la situation puisse-t-elle être. Donc merci à tous de faire preuve de 2ème degré comme vous le faites généralement pour mes autres articles 😉

J’entends déjà venir les fervents défenseurs amoureux de ma jument : « Mais non, elle est trop chouuuue Lola !!! Et puis elle a peur de rien, c’est trop bien ! Jamais un écart », blablabla…

Avez-vous jamais pensé que ma jument puisse être une teigne au caractère difficile ? Qu’à la maison, lors de notre quotidien, nombreuses sont les fois où je souhaiterais en faire du steak ? (ou de la chinoise quand je me sens d’humeur à inviter des gens).

Ce qu’on voit en compétition ou ce que les gens acceptent de vous montrer, surtout sur internet, ce n’est souvent que la pointe rose à paillettes de l’iceberg qui représente la relation homme/cheval. Mais il est temps de tomber le rideau. Continuer la lecture de Mon cheval est un monstre

Notre fabuleuse histoire : cheval de thérapie

Logo-Cavalcade.pngCet article est écrit dans le cadre de la 42ème cavalcade des Blogs, lancée par Aurélie du blog A dada mon Dadou et dont le thème est « Votre fabuleuse histoire ».

Pour cette édition, Aurélie m’a contacté en privé. J’avoue avoir décliné dans un premier temps car je peine à écrire sur un thème donné (si si, presque tous mes textes sont écrits spontanément en quelques minutes, même ceux où j’inclus des références). Ce thème d’une fabuleuse histoire m’a fait cogité. J’ai fini par trouver sur quoi écrire, mais encore fallait-il trouver les mots.

Donc finalement, voici notre fabuleuse histoire du moment :

En 2016, on me propose de prendre Lola pour faire de la thérapie avec les gens en situation de handicap du foyer de mon village. J’accepte, convaincue que cela pourrait être une merveilleuse expérience. Hélas, cela ne se fera pas. En effet, la thérapeute et Lola ont quelques difficultés pour s’entendre, laissant la thérapeute supposer que Lola n’a pas la maturité nécessaire pour s’adapter à différents cavaliers. A cette époque, Lola était déjà régulièrement montée par des enfants malgré ses 4.5 printemps. La sécurité avant tout, je n’insiste pas mais reste déçue de ne pas pouvoir nous lancer dans une aventure si pleine de sens à mes yeux.

 

Automne 2017, une amie cherche un cheval pour faire de la thérapie avec une résidente adulte du foyer où elle travaille. Le but serait de passer du temps avec l’animal en le brossant et en le caressant. Je lui écris pour lui dire que si elle souhaite tenter l’expérience, Lola est à sa disposition. On doit se redire.

Début décembre 2017, nous fixons une première date pour une séance test. Je suis tendue. Je fais confiance à Lola, l’ayant toujours connue exemplaire avec les enfants, mais reste que je ne connais pas la résidente ni ses réactions et je ne sais pas si Lola sera aussi brave avec une adulte. J’ai peur de ne pas être capable de gérer la situation et je sais que si je perds les pédales, Lola les perdra aussi. Je n’ai pas la boule au ventre, mais j’appréhende beaucoup. Je vais lire ici et là des choses sur la pathologie de la résidente mais je réalise rapidement qu’internet ne va pas m’aider au vu du fouillis total d’informations qui s’y trouve. Je me renseignerai auprès de mon amie suite aux séances.

Le jour J arrive. Nous faisons connaissances de manière très naturelle et je me détends immédiatement. Allez savoir pourquoi j’ai diabolisé la situation en l’appréhendant de la sorte. Le manque de connaissance et la peur de la différence sûrement. J’explique à la thérapeute et à la résidente comment nettoyer un cheval, les brosses à utiliser ainsi que 2-3 détails sur le comportement et l’histoire du cheval. Je m’attarde bien-entendu 2 secondes sur le fait que « non, Lola n’est pas ferrée ». Je me détends, je prends du recul et j’observe mon petite poney black and white. Lola tourne souvent la tête pour regarder ces 2 débutantes s’affairer autour d’elle, comme elle le faisait avec les enfants. Elle observe particulièrement la résidente. Je pense qu’elle sent qu’elle est différente d’une certaine manière. Ses pieds sont ancrés au sol, elle ne bougera pas si ces dames sont autour même si je la pousse, elle attend d’être certaine d’avoir la place. Aucune réaction brusque ni soudaine. Lola se laisse également caresser et brosser au niveau de la tête. Elle qui parfois fait sa sale gamine (mais je m’en fiche d’être propre de la tête !) reste calme, douce, les yeux mi-clos. La séance se passe à merveille.

 

Nous enchainons à raison d’environ 1 séance par semaine, voire tous les 10 jours. Ces séances me demandent une énergie mentale folle même si elles ne durent en général que 30 minutes. Je reste responsable que tout se passe bien et je suis constamment aux aguets mais Lola est exemplaire et après chaque séance je ne peux m’empêcher de me dire qu’il faudrait que je lui accorde la confiance qu’elle mérite largement. Elle se rue un peu trop fortement sur les carottes/pommes que la résidente lui amène, mais pour le reste, elle ne bouge pas une oreille et souvent, somnole entre 2 regards pour situer ces dames. La dernière fois, elle a même montré à la résidente où la gratouiller (base de la queue qu’elle met de côté en signe qu’elle aimerait bien une gratouille). Ainsi en quelques séances j’ai pu observer non seulement que la résidente se sentait de plus en plus à l’aise avec Lola, allant plus franchement vers elle, apprenant petit à petit à curer les pieds, mais j’ai également vu ma jument décider de lui faire confiance et se détendre. Elle ne bouge pas, reste les pieds figés au sol mais elle regarde moins où sont ces inconnues, elle profite de se faire cajoler, les yeux mi-clos, les oreilles pendantes.

Contrairement à ce que l’on pense des animaux, ce n’est pas « logique » pour un cheval d’accorder sa confiance et d’être aussi calme avec une personne si différente. Le cheval sent des choses qui vont au delà de la perception humaine et de notre compréhension. Lors d’une petite promenade dans la stabulation, j’ai remarqué des réactions très différentes d’un cheval à l’autre, passant de l’ignorance, la curiosité à l’aggressivité. En effet, la jument dont nous savons qu’elle a quelques soucis à gérer ses propres émotions n’a pas su comment réagir face à la vague d’émotions et de différence que dégageait la résidente et y a réagi en couchant les oreilles et en montrant les dents. Réaction très franche et à laquelle, je dois l’avouer, je ne m’y attendais pas, pensant que tous les animaux étaient gentils et doux avec les gens différents. Il est bien clair que pour accepter cela, il faut d’abord être bien dans sa tête. Lola, quant à elle, a présenté dès le début une curiosité polie. Tu m’intrigues, mais d’abord faisons connaissances.

A la base, cette expérience devait être une thérapie pour la résidente, mais au final, je crois bien que la thérapie va dans les deux sens et se transforme en séance de développement personnel pour nous trois. C’est une histoire d’apprentissage, de découverte de l’autre.

Il nous faut réapprendre à nous apprivoiser

 

C’est notre fabuleuse histoire….

#fierdetreunchevalpoubelle

Hello les namis, c’est l’écolo de service qui vient vous donner mauvaise conscience ! Je vous ai manqué ?#fierdetreunchevalpoubelle

Il y a quelques semaines, deux photos ont été prises d’un cheval de trait en ville de Lausanne. Son travail ? Accompagner des éboueurs dans leur tâche quotidienne d’entretien de la ville. Son titre ? Cheval urbain. L’idée ne date pas d’hier.

Bien que je ne doute pas du succès que le cheval a pu rencontrer dans la ville, son succès sur face de bouc a été entaché par des gens d’un magazine animalier qui n’avaient pas compris le principe et qui forcément ont crié au scandale sans même savoir de quoi il s’agit vraiment. Le cheval a été associé à un cheval poubelle, donc un cheval qu’on traiterait comme une M en lui lançant nos déchets dessus. Quel raccourci…. Bref, les idées proposées plus saugrenues les unes que les autres prêtent à sourire devant tant de bêtise. Et le pire dans tout ça, c’est que je pense que le fait que le cheval doive marcher sous la pluie soit encore ce qui a le plus choqué les rageux.

 

 

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T’ai-je déjà dit merci ?

Déjà 17 ans que je monte à cheval. 17 ans que je côtoie des poneys et chevaux de tous les horizons, de tous les caractères. 17 ans que je vis un ascenseur émotionnel dû à ces animaux si exceptionnels, ascenseur émotionnel que ceux qui ne les côtoient pas ne peuvent pas comprendre.

578178_4923566360439_1114172448_nBientôt 5 ans que j’ai rencontré le poney black and white. Ce petit poulain un peu pouilleux mais tellement câlin avait su conquérir mon coeur en une caresse.

En 5 ans, il m’est arrivé de douter, de me dire que j’avais fait une erreur, que ma vie serait peut-être plus légère, plus libre sans mon poney.  On l’a tous pensé au moins une fois, avouons-le.

Mais en 5 ans, chaque moment de doute, de démotivation a été suivi d’un moment exceptionnel auprès de ma jument. Continuer la lecture de T’ai-je déjà dit merci ?

Mon cheval, l’écurie et moi

IMG_0531.JPGTrouver l’écurie qui convient au cheval et au cavalier, voilà qui semble proche de l’impossible. Le cavalier qui cherche son confort aura tendance à accepter des compromis pour son cheval. Moi la première je l’ai fait. Que c’est agréable d’avoir un grand carré, un petit manège, une chouette ambiance à l’écurie. Et puis le cheval sort tous les jours de son boxe pour aller au parc avec des copains. Que vouloir de plus ?

Malgré que j’étais très satisfaite de l’écurie où j’étais Continuer la lecture de Mon cheval, l’écurie et moi

Quand je ne souris plus

Le sujet dont je vais parler me tient à coeur. Contrairement à mon habitude, difficile pour moi d’y mettre de l’humour, de voir le bon côté des choses, de sourire. En résumé : je n’en peux plus.

Voilà maintenant 25 semaines que j’ai débuté la partie expérimentale de mon travail de master. Comment je sais cela exactement ? Je tiens un journal sur mon ordinateur sur lequel j’écris tout. Ainsi je sais que je passe mes semaines et mes week-ends à l’uni depuis plusieurs mois maintenant.

Au début je jonglais entre cours à l’uni, travail de master et travail prof (un 40%). Cela allait, les cours à l’uni n’étant pas franchement des plus chronophages. Ainsi je pouvais facilement m’occuper Continuer la lecture de Quand je ne souris plus