Economie et sensibilité du pied nu

Avoir un cheval pied nu n’est pas tous les jours facile. Pour ma part, j’ai de la chance, après 2 ans de pied nu, Lola est définitivement un 4×4 et de mon côté j’ai pris suffisamment de bouteille niveau parage pour savoir ce qui lui convient et ce que je dois éviter, mais surtout, je sais reconnaitre ses réactions !

Il arrive que sur certains chemins, elle refuse de galoper ou marche bizarrement. Alors que les regards extérieurs y voient de la sensibilité et donc de la douleur, il en est bien souvent tout autre pour les chevaux pieds nus habitués et parés correctement.

Le pied nu offre aux chevaux une perception des sols qui est complète et bien différente. du pied ferré. Le pied nu, de par sa souplesse naturelle, offre un amorti et une stabilité bien supérieurs à ce que peut offrir n’importe quelle structure métallique apposée sous le pied, mais cela implique également une lecture du sol et donc un évitement des zones délicates.

Concrètement, les pieds du cheval servent à son interaction avec l’environnement. Les pieds sont formés d’une enveloppe de kératine pour protéger les structures internes où se trouvent également des récepteurs sensitifs qui lui permettent d’analyser la surface du sol. Ces récepteurs permettent au corps du cheval de déclencher les réflexes neuromusculaires du mouvement. Ces récepteurs sont des thermorécepteurs (température), des nocirécepteurs (douleur) ainsi que des mécanorécepteurs (mouvement mécanique) (Floyd & Mansmann, 2007). Ainsi, le pied du cheval n’est pas juste une grosse boite rigide, il s’agit d’un organe vivant et sensible capable d’analyser ce qui l’entoure et d’y répondre spontanément.

Cette sensibilité naturelle permet au cheval de choisir ses chemins mais surtout de s’économiser ! Ainsi, un cheval qui refuse de galoper lorsque le terrain devient un peu délicat ne le fera pas forcément car il a mal, mais tout simplement car, comme un coureur qui modifie sa foulée selon le sol, il s’économise et souhaite éviter les blessures. Le cheval est donc tout à fait capable d’adapter son allure au terrain de son propre chef. Continuer la lecture de Economie et sensibilité du pied nu

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Les pieds nus et le froid : théorie sur l’apparition de traces rouges

IMG_20160124_094507Depuis le gel qui est arrivé il y a environ 2 semaines, le poney black & white présente des taches rouges/rosacées sous les pieds (principalement au niveau des glômes). Ces traces sont différentes des hématomes de pressions souvent présents sur les parois du sabot lorsque le parage n’est pas réalisé en respect avec la structure interne du pied.

En premier, j’ai pensé que ma jument se blessait dans la boue gelée (c’est théoriquement possible en soi), qu’il s’agissait d’hématomes de « choc ». Mais le pied nu ne peut pas mentir et s’il y a blessure, il doit y avoir souffrance. Or la jument marche 100% normalement et ne présente aucune douleur lorsqu’on touche ou sur les différents sols qu’on a par chez nous. Donc on cherche une autre explication… On se penche côté parage,  un soucis au niveau des talons ? trop hauts, trop fuyants ? Mais pourquoi donc avant le gel elle ne présentait pas ces taches ? Sole trop mince ? Cela voudrait dire qu’elle ressentirait une douleur et le montrerait… qui plus est la sole n’a plus été touchée depuis le mois de septembre ! Elle a donc bien eu le temps de gagner en épaisseur. Non, la réponse ne se situe pas au niveau du parage.

Je continue de cogiter…

C’est en cherchant un peu côté humain que je pense avoir compris le comment du pourquoi. A commencer par le fait que ce ne sont pas des hématomes.

Je précise toutefois qu’il s’agit là d’une théorie que j’ai établi. Je n’ai pas encore trouvé d’étude qui démontrerait la véracité de ces propos. Il s’agit juste d’une suite logique d’idées que j’ai eu. Continuer la lecture de Les pieds nus et le froid : théorie sur l’apparition de traces rouges